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    January 08

    Ni pour, ni contre, bien au contraire

    Ndla: Bon, ben pour éviter que ce blog ne tombe dans l'oubli le plus complet, j'ai décidé de recycler de vieux brouillons écrits il y a bien longtemps. J'espère que celui-ci aura la chance de faire réagir les mollassons férus de naturisme, et je sais qu'ils sont très nombreux à atterrir dans cet espace.

     

     

         C'était pendant une nuit de mai, après plusieurs jours consécutifs d'insomnie. Je n'arrivais pas, encore une fois, à trouver le sommeil en cette nuit de forte chaleur. Il était 4h52 du matin sur mon réveil, lorsque j'entendis la porte sonner. "Mais qui cela peut-il donc bien être?" me demandai-je. Et la sonnerie continua de retentir. Curieux de savoir qui pouvait bien me rendre visite à une heure aussi impromptue, je me décidai enfin à aller ouvrir la porte d'entrée. Et là, que vis-je? Une jeune femme vêtue d'une longue robe bleue et d'un voile blanc immaculé. Elle se présenta. Le croyez-vous, ou non, c'était la Vierge Marie!

     "Bonsoir, me dit-elle, je suis la Vierge Marie, très Sainte-Marie mère de Dieu, épouse de Joseph, mère du Messie et sujet de l'Immaculé Conception. J'ai une très sainte mission à te confier, Votha, toi qui possède la ruse du renard, l'agilité du léopard, la rapidité du guépard et la crinière du cheval. Répand la parole divine qui est la suivante : ceux qui voteront "non" au référendum sur la constitution européenne le 29 mai, initié par notre bon président Jacques Chirac, iront en enfer. Ils n'auront même pas droit au purgatoire, tous ces mécréants des extrêmes! Aucune rédemption ne leur sera accordé! Je dis bien aucune, baptisé ou pas! Fais-leur comprendre le caractère symbolique de la chose, m'as-tu bien compris!

    -Euh...ben, oui, ok, lui répondis-je un peu interloqué.

    -Ah oui! J'ai aussi une autre requête à te confier aussi, Votha, toi qui possède le charisme de l'orang-outan, le poil du chimpanzé, l'éloquence du perroquet et l'insouciance du papillon... Aurais-tu un peu de poivre et de canelle pour que je puisse réussir ma sauce hollandaise?

    -Oui, oui, bien sûr... Mais... il n'y a pas de canelle dans la sauce hollandaise?!

    -C'est pas grave, ramènes-m'en, c'est une sainte requête que je te demande. Et puis je fais ce que je veux, je t'emmerde!"

     Et je lui en ramenai. Elle ne me remercia même pas, l'ingrate, et disparut subitement... En prenant l'ascenseur. Ainsi furent ses saintes paroles et son saint avertissement. Et vous savez bien qu'on ne plaisante pas avec le divin. On connaît le résultat...

    December 03

    Une fille pas comme les autres...

    A tous les gens originaux... et à Elise!...
     
     
     
     
     
     
       Le 21 juin, c'est la fête de la Saint-Jean. Elle cohabite désormais avec la Fête de la musique, où plutôt, elle s'est complètement fait avalée par la Fête de la musique (Ndla : cette information est complètement fausse, mais on peut la cautionner sous couvert de licence artistique). D'ailleurs je ne suis pas très sûr qu'elle dise grand chose à beaucoup d'entre vous. La nuit de la Saint-Jean, il est de coutume d'allumer un feu la nuit, et de le franchir en sautant par-dessus. Il y a quelques mois de cela, je passai un week-end buccolique dans un minuscule village de la Drôme, dont j'ai complètement oublié le nom car celui-ci était à rallonge. Ce village, aussi loin que je me souvienne, est peuplé d'environ 450 habitants, et fait encore partie de ces petites communes pour qui la nuit de la Saint-Jean revêt encore son ancienne signification. Un grand feu fût donc allumé cette nuit-là, sur la place du village, et la quasi-totalité des habitants était présent. On ne sautait plus par-dessus le feu car celui-ci atteignait bien trois mètres de hauteur. La fête battait son plein, musique de bal et boissons coulaient à flots, et tout le monde semblait apprécier. Lorsqu'une personne à l'écart de tout cela attira mon attention. C'était une fille aux cheveux mi-longs bruns, qui portait un sweat à capuche vert pomme, plutôt voyant en cette nuit sans lune, et des Doc' à lacets orange assez étrange dans cette contrée de la France. Elle avait le regard mélancolique, ses yeux verts noisette semblant fixer un horizon vide de sens. Elle paraissait s'ennuyer profondément, debout, adossé à un micocoulier. L'âme charitable et compatissante, je décidai alors de la rejoindre, afin d'essayer de l'extirper de ce spleen qui semblait inéluctablement l'aspirer. Et puis, elle était très mignonne, ce qui ne gâchait vraiment rien à l'affaire... Une fois à sa hauteur, je cherchai alors tant bien que mal une phrase d'accroche :
     
    "...Bonsoir!... lui sortis-je un peu benoitement.
    - Euh... Bonjour, me répondit-elle avec un peu surprise et de méfiance.
    - ...Vous ne dansez pas?
    - ...Non.
    - ...Mais... Pourquoi donc?...
    - Qu'est-ce vous me voulez exactement ? dit-elle avec un soupçon d'irritation.
    - ...Euh..."
     
       Je ne savais plus trop quoi dire à ce moment-là, et je lui bégayai :
     
    " ...C'est juste que vous sembliez un peu triste... Alorsje m'étais dit que... Ca vous dirait de danser ?... Ils passent une superbe chanson là-bas. "Waterloo Sunset" des Kinks. Vous connaissez ?
    - C'est-à-dire que je n'ai pas très envie de danser avec vous, me lance-t-elle. Primo, parce que j'ai horreur de ça... Et secondo, parce que...
    - Oui?... Parce que?...
    - ...Et puis, parce que... parce que vous êtes très moche !..."
     
         Sentant que ce serait très difficile de la sortir de son état, et un peu blessé par sa dernière remarque, je lui souris alors, mais sans grande conviction, et contrarié. M'apprêtant à tourner les talons après ce terrible affront, elle me rappelle, sentant sûrement que ses propos m'avaient quelque peu touché :
     
    " Attendez!... Je... ne voulais pas vous blesser... C'est juste que vous venez là... et que vous me demandez d'aller danser... Et que je ne vous connais même pas..."
     
        Elle s'excuse alors, puis commence petit à petit à me parler un peu d'elle. Elle s'appelle Agathe, a 21 ans, et est née dans ce petit village. Elle n'a ni frères ni soeurs, et ne semble pas du tout le regretter. Elle commence à me parler de sa famille :
     
    "Mon père est un crétin fini. Je crois qu'il n'a rien compris à la vie. Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi matérialiste. On est une famille plutôt aisée, je n'ai vraiment pas à me plaindre. D'ailleurs, je ne comprends pas pourquoi il continue de trimer comme un âne et de faire des heures sup' à tout va.
    - Il n'est pas pas agriculteur? lui demandai-je naïvement.
    - Ben non! me crie-t-elle en riant. Tu sais, la campagne en France, c'est vraiment pas la campagne russe du XIXème siècle. Loin de là. La bourgeoisie a fuit les villes pour l'air rafraîchissant de la campagne. L'air rafraîchissant et l'odeur de la bouse. Tous les gens de ce village puent la bouse, c'est dingue. J'ai jamais vu une telle concentration de ploucs au kilomètre carrée. Et pourtant, les ploucs, ce ne sont pas les quelques paysans qui restent. Mon père est un plouc. Ma mère est une plouc...
    - Mais qu'entends-tu par le mot "plouc"?, osais-je lui demander.
    - Un plouc est une personne qui se laisse conditionner par son environnement et les valeurs queson entourage, la société ou les média essaient implicitement de lui inculquer, et qu'il juge comme étant la panacée, alors que je n'ai jamais rien vu de plus malsain. Mes parents sont les gens les plus matérialistes de France. Leurs voisins aussi. Et les voisins de leurs voisins, c'est pareil. Franchement, tu sais pas à quoi ils jouent entre eux? A celui qui fera construire la plus grande véranda de la Drôme chez lui. Quelle bande de cons, ça me donne envie de gerber! Tu sais quel a été le premier rêve de mon père en venant s'installer ici, juste après avoir trouvé son emploi? Se payer un frigo américain. Le prestige ici, ça se mesure aux fonctionnalités que possède son frigo américain. S'il ne fait que de la glace pilée, vous êtes au degré 0 de l'échelle. S'il fait des cubes de glaçons, c'est le degré 2. S'il fait les deux, c'est que vous êtes devenu un notable. Comme quoi, la vie, y'a rien de plus simple...
    - Tu sais, chacun essaie de trouver un sens à sa vie. Certains le font avec les moyens du bord...
    - Et tomber dans de telles absurdités? Jamais de la vie!... Tu te rends compte qu'il est train de se tuer la santé au travail juste pour agrandir la maison? Et pourtant, y'a plus que moi dans la baraque!
    -Tu vis encore chez tes parents?
    -Yeap!...
    -Pourtant, tu pourrais t'en aller s'ils te dégoütent tant que ça?
    -Oui, mais je reste pour leur faire plaisir. Et parce qu'après tout, ce sont mes parents. Plein de jeunes te diront ça. Leur parents sont cons, mais ils restent quand même. Je suis sûr que tu penses que c'est pour le confort matériel. Mais j'en ai rien à foutre. D'ailleurs, je ne vis même plus à l'intérieur de la maison familiale. Je me suis installée dans une cabane derrière le jardin qui sert de remise à outils. C'est vraiment bien, je m'y sens en paix à chaque fois. Je m'y évade, je rêvasse sans aucun but, juste pour le plaisir de rêver. Mes bouquins de Lautréamont, de Queneau, de Pérec, de Poe, la poésie de Nerval, de Breton et de Baudelaire... Tout ça se marie parfaitement avec la tondeuse à gazon, les scies sauteuses et la ponceuse à l'intérieur de ma petite cabane. Je ne fais plus que ça : lire, et observer.
    -Mais quel est ton ambition dans la vie?
    -Mon ambition?... Attend, laisse-moi réfléchir..."
     
        Après un une trentaine de secondes de réflexion, volà ce qu'elle me dit:
     
    "Voilà ce que j'aimerais devenir plus tard, mon cher Votha. J'aimerais juste être un faisceau de lumière pointé sur l'éternité..."
    July 14

    La Quête du bonheur

    Flânant un jour de juillet sur les bords de la Loire, voilà que je croise une dame plutôt agée, assise sur un banc, et chiquant son tabac. Elle devait avoir 70 ans et portait une robe bleu ciel à fleurs. Elle me fait signe de m'approcher, puis me demande de l'aider à jeter du pain aux canards. Je m'exécute avec plaisir, et nous entamons la conversation. Elle me dit que c'est un des seuls bonheurs qui lui reste, nourrir ces petits canards. Et que sa quête du bonheur est finie pour elle. Depuis longtemps. Cette expression m'interpelle:
     
    "La quête du bonheur? Mmm... Ca a l'air intéressant. Vous en avez déjà entendu parler, ma p'tite dame?
     
    -Oh! Très vaguement, mon bon monsieur. Vous savez, j'ai travaillé 20 ans comme vendeuse dans un magasin de grand luxe, et malgré ça, je n'ai pas eu l'occasion de pouvoir y goûter durant ma pauvre vie misérable.
     
    -Mais pourquoi dîtes-vous cela, ma bonne dame?
     
    -Eh bien, c'est parce qu'on a beau travailler dans un endroit où on vend du rêve et une part de bonheur, on ne pourra jamais s'offrir un quart des articles qu'on vend, vu qu'on est payé des clopinettes.
     
    -Mais qu'est-ce vous appelez "part de bonheur" en fait, madame?
     
    -Oh! Je vois bien où tu veux en venir, petit coquin, je ne suis pas dupe. Je sais, j'ai tendance à amalgamer bonheur, confort matériel, et désir de possession. Mais c'est si pratique et atrayant. Savais-tu qu'aux Etats-Unis, le droit à la poursuite du bonheur est inscrite dans la constitution. Ce qui est plutôt malsain en fin de compte, car les gens confondent poursuite du bonheur, et désir de possession et de pouvoir. Tout cela au détriment des autres. Au fond, je ne suis qu'un être humain, et sûrement que moi aussi je confonds tout.
     
    -Vous savez ce que j'en pense? Le bonheur n'est pas de ce monde. Cette quête de la Béatitude perpétuelle devient en fait elle-même une forme d'aliénation, car elle nous ordonne de tout faire pour y parvenir et l'atteindre. Cela masque sûrement un vide spirituel, et peut-être préférons-nous nous tourner vers ce qui est plus lumineux plutôt que nous pencher sur nous-mêmes. Au fond, on devrait vivre la vie telle qu'elle nous a été donnée de la vivre, et laisser le bonheur là où il se trouve, à l'état de concept, innefable dans ce monde si sensible. Et puis vous savez, des milliards de personnes sont mortes avant nous, sans jamais avoir goûté à ce qu'on appelle le bonheur. Et pourtant, cela n'a pas empêché ces personnes de se dire, juste avant de pousser leur dernier soupir, que finalement, la vie qu'ils avaient vécue n'avait pas été si mal que ça. Vous pouvez me croire, j'en sais quelquechose : je reviens des Enfers..."
    July 04

    Vision de l'enfer (1ère partie)

    Avis à tous les athées, les mécréants, les renégats et autres agnostiques du même acabit, prêtez durant quelques minutes vos yeux avertis et blasés aux quelques lignes qui vont suivre. Elles pourraient être déterminantes pour votre avenir dans l'éternité profonde et immuable... Il m'est souvent arrivé, ces derniers temps, d'avoir eu des visions mystiques. J'ai notamment vu la Vierge Marie frapper à ma porte une nuit, une autre où j'ai pu voir St-Pierre ramasser des champignons à la torche dans la forêt de Fontvieille, et une autre où j'ai vu la tête de St-Jean le Baptiste se ballader toute seule à bord d'une voiture complètement tunée. Je ne sais pas pourquoi, mais je dois sûrement être prédisposé à avoir ces apparitions...

    Mais le fait est que la dernière vision que j'ai subi surpasse toutes les autres en tout domaine : plus longue, plus incongrue et ô combien plus effroyable que toutes les autres réunies. C'était une nuit. Il était 4h51 à mon réveil. Une nuit où je n'arrivais pas à trouver la moindre once de sommeil. C'est vraiment étrange, mais comme pour toutes les autres apparitions, c'était après au moins 6 jours consécutifs de nuits blanches, d'absorption de somnifères complètement inefficaces, de puissants hallucinogènes et d'un peu de bourbon. J'étais assis sur mon lit, les yeux rougis par l'insomnie. Quand soudain, j'aperçus une fissure de taille moyenne sur le mur en face de moi. Evidemment, je ne l'avais jamais vu auparavant. Mais elle commença à s'allonger, très lentement. Un minuscule lumière écarlate et très vive commença à en sortir. La fissure s'élargit et forma alors un trou, lézardant la moitié du mur et faisant trembler les 3 autres. Lorsqu'il devint assez large pour qu'un homme de taille moyenne puisse y pénétrer, il n'y eût plus rien. Pendant quelques minutes. Je m'avançai, happé par la curiosité que cette lumière d'un rouge quasi-surnaturel provoquait chez moi. Et là! Quel ne fût pas mon effroi, lorsqu'une silhouette surgit violemment du fond de ce trou. C'était Satan surgissant de l'enfer! Il était exactement comme tout le monde se l'imaginait, avec des cornes, de grandes dents brillantes, et une moustache de producteur de pornos. Et ce rouge violent, c'était lui! Mais il n'était pas agressif. Il me tint très calmement ce discours :

    "Je ne te ferais pas l'offense de me présenter, tu m'as déjà reconnu. Excuse-moi pour ton mur, mais il fallait bien que je vienne dispenser la parole satanique à un mortel. Et je t'ai choisi car ton mur est un des moins épais que j'ai eu l'occasion de voir. J'ai même pas eu besoin de pioche, j'y suis allé avec les dents, à la sauvage!

    -Mais que me voulez-vous? lui demandai-je tétanisé.

    -Viens avec moi, cher Votha, je vais te montrer que l'enfer existe. Tu le verras de tes propres yeux, et tu pourras en témoigner auprès des autres mortels. Mais un conseil : évite d'aller le dire chez Jean-Luc Delarue. Il n'est pas fiable."

    Sa voix, étrangement, était douce et limpide. Sûrement à cause de cela, j'étais plus rassuré, et je le suivis dans ce trou. J'allais en enfer. La première chose qui frappe, c'est le rouge. C'est écarlate, violent et agressif. Ce rouge est tellement vif que si on ouvre trop longtemps les yeux, on peut choper une cataracte.  Cette couleur est omniprésente et quasiment suffocante, d'où l'impression de chaleur qui se dégageait de l'endroit.

    Je sortis du tunnel, suivant Satan. Il y avait une chemin pavé de pierres dorées. C'était le chemin vers l'enfer. On pouvait voir sur les côtés de la route des gens complètement dénudés. Ils avaient été rasés et étaient tous chauves, et si ma vue n'a pas fait défaut à ce moment-là, je crois bien qu'il n'y avaient que des hommes. Je distinguai une fine couche blanchâtre d'une drôle de substance recouvrant le sol, et qui ressemblait à de la neige rosie par la lumière rouge de l'endroit. Satan m'expliqua qui étaient ces hommes:

    "Ce ne sont que des damnés qui attendent leur tour pour entrer dans cette salle, au fond. Et ce, depuis plusieurs dizaines d'années. Ils traînent ici, un peu comme quand on va chez le dentiste en salle d'attente. Mais en vachement moins long...

    -Et cette substance un peu blanche qu'ils balayent de leurs pieds, cher grand Satan, qu'est-ce donc? lui demandai-je interloqué.

    -Tu sais mon petit, en enfer, on vous fait subir les pires sévices, comme la privation de douche par exemple. Ces gens-là n'ont pas pris de douche depuis qu'ils sont arrivés et n'en prendront plus jamais. Cette poudre blanche que tu vois-là, ce sont des pellicules.

    -Des pellicules? Mais ils sont chauves?

    -C'est à dire qu'ils sont tellement sales qu'ils ont des pellicules sur les couilles. Tout ce qu'ils peuvent faire à présent, c'est se les gratter..."

    Je vis alors Satan rire de délice à ses propres paroles, ordurières et sans compassion aucune, comme le jour où la musique est morte. Nous continuâmes notre chemin vers son antre...

     

    FIN DE LA 1ère PARTIE